Un homme âgé de 72 ans, résidant dans le département de la Somme, subit depuis près de cinq ans une véritable épreuve administrative : des amendes italiennes lui sont régulièrement envoyées, malgré l’absence totale de voyage sur le territoire italien.
Cette situation s’est déclenchée en octobre 2021, lorsqu’il a acheté une voiture. Pour permettre son utilisation immédiate, un garage lui a installé des plaques provisoires portant les lettres «WW». Une solution temporaire qui n’a pas échappé aux autorités italiennes.
Depuis cette date, le retraité reçoit quotidiennement des contraventions issues d’Italie : stationnement en zones interdites, péages non payés et infractions à la circulation. Même après l’obtention de plaques définitives, les amendes persistent, ce qui a conduit le concerné à porter plainte. La justice française a reconnu en 2022 l’usurpation des plaques, mais aucune résolution n’a été apportée. En mars 2026, la dernière mise en demeure lui est parvenue sans qu’il puisse agir, ce qui le met dans une situation d’angoisse croissante.
«Je craignais que mes économies soient saisies ou que je ne sois incapable de payer mon loyer», confie-t-il. En 2023, il a été convoqué par une société de recouvrement mandatée par l’Italie pour résoudre cette affaire. Récemment, le retraité a également adressé une lettre au procureur d’Amiens afin de demander un soutien juridique. Son cas met en lumière les lacunes des systèmes administratifs transfrontaliers, particulièrement concernant les personnes âgées et vulnérables.















