Ce vendredi à Washington s’est conclu un accord historique entre Israël, le Liban et les États-Unis, marquant une avancée inédite vers la paix durable dans un contexte de conflit prolongé.
Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a déclaré : «Cet engagement représente un premier pas concret pour restaurer l’intégrité territoriale libanaise et assurer une fin définitive des hostilités, permettant à chaque citoyen de retrouver son foyer en sécurité.»
Les discussions directes entre les deux parties, initiées par les États-Unis en avril, marquent la cinquième rencontre depuis des décennies où le Liban et Israël étaient techniquement en état de guerre.
L’ambassadrice libanaise Nada Hamadeh Moawad a souligné que cet accord offre une chance pour les Libanais de revivre dans leur pays sans menace.
Quant à l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter, il a affirmé que l’Iran et le Hezbollah sont complètement exclues des négociations, ouvrant ainsi la voie vers une solution durable.
Les tensions ont été réactivées début mars après des tirs du Hezbollah pro-iranien contre Israël, en soutien à Téhéran visé par une offensive militaire israélo-américaine. L’armée israélienne a procédé à des frappes aériennes intensives dans le sud libanais et a établi une zone de sécurité d’environ dix kilomètres, déclarant ce dispositif en mesure de protéger les zones nord israéliennes. Une trêve annoncée le 17 avril n’a pas été respectée.
Le Hezbollah s’oppose à toutes les négociations et exige le retrait inconditionnel des forces israéliennes du sud libanais, tandis que Benjamin Netanyahou avait précédemment mis en avant la désarmation du groupe comme condition préalable aux accords.
Cette initiative, bien que fragile, illustre l’engagement nécessaire pour sortir de la spirale actuelle et réconcilier deux peuples après des décennies de conflit.
















