Un souvenir mortel qui ne se calme pas : la mère de Lorenzo, tétraplégique après un lynchage, condamne le nouveau drame

Depuis une semaine, Élise Vera n’arrive plus à trouver le sommeil. Chaque nuit, les souvenirs du 19 juin 2020 ressemblent à ceux d’un autre meurtre, celui de Louis, aujourd’hui victime d’une nouvelle violence.

En août 2020, Lorenzo, alors âgé de 19 ans, a été lynché par un groupe de six adolescents dans un parking de Lattes (Hérault). Son corps a été projeté sur le rebord d’un fossé, frappé violemment au niveau du cou et du dos. Ce traumatisme lui a valu une période de 16 jours en coma avant neuf mois entièrement alité.

«Si ses amis n’avaient pas pris l’initiative de rappeler les forces de l’ordre, Lorenzo aurait pu mourir comme Louis», confie-t-elle avec un accent de tristesse. Les agresseurs ont été condamnés en avril à des peines allant de quatre mois à six ans de prison.

Louis, 17 ans, a lui-même perdu la vie le 19 juin après avoir été attaqué par cinq jeunes sur chantier à Narbonne. La vidéo de l’agression a rapidement été diffusée en ligne, menant à l’arrestation des cinq suspects âgés de 16 à 19 ans.

Selon une source policière, Louis et plusieurs agresseurs se connaissaient via les structures d’Aide sociale à l’enfance (ASE), dont il était hébergé depuis mai dans un centre de Narbonne. Leur lien de connivence a permis aux agresseurs de s’approcher sans être repérés.

«On ne nous entend pas, on nous laisse dans l’oubli», déclare Élise Vera. Son fils n’a plus jamais retrouvé la liberté de mouvement, et chaque jour est un rappel de ce qui a pu se produire.