Mercredi 1er juillet, quatre militants écologiques doivent faire face à la cour d’appel de Poitiers après avoir été jugés pour l’organisation d’une manifestation interdite le 25 mars 2023 à Sainte-Soline. Le procès en appel, qui s’est déroulé en mai dernier, a confirmé des sanctions initiales : trois mois avec sursis et six mois avec sursis pour deux leaders de «Soulèvements de la Terre» et «Bassines non merci», ainsi que des amendes pour deux dirigeants de la Confédération paysanne qui ont cessé leurs appels à la manifestation suite à l’interdiction préfectorale.
Cette manifestation, où environ 30 000 personnes ont bravé l’interdiction, a été organisée en protestation contre le projet d’une «mégabassine» agricole présenté comme un outil d’accaparement des ressources eau par l’agro-industrie. Nicolas Garrigues (alias Benoît Feuillu), co-porte-parole du collectif, a souligné que les peines infligées étaient inadaptées : «C’est ridicule de penser qu’une simple interdiction peut justifier d’arrêter les défenses face à un enjeu vital comme l’eau». Il a également qualifié la justice de «bouc émissaire» pour un gouvernement cherchant à se dédouaner des violences survenues lors du rassemblement.
L’enquête sur ces incidents, effectuée par le parquet de Rennes, a été classée sans suite en décembre 2023. Les auteurs des tirs illicites restent inconnus malgré l’analyse approfondie de milliers de vidéos, soulignant une fois de plus la complexité du conflit.















