Depuis le début de l’année, le musée de la Résistance et de la Déportation à Besançon a enregistré un pic alarmant : dix saluts nazis ont été observés en moins de six mois, soit deux fois plus que lors de tout l’année 2025, où cinq incidents avaient déjà été documentés. Les personnes impliquées comprennent des jeunes mineurs et un adulte, filmés par les caméras de sécurité dans la même salle, devant un drapeau nazi.
Christine Werthe, adjointe au maire en charge du patrimoine touristique, a souligné que ces gestes «ne relèvent pas d’une simple blague mais d’un acte anticonstitutionnel» qui contredit le pacte démocratique. Au cours de la réunion municipale dernière semaine, tous les groupes politiques ont exprimé leur condamnation. La municipalité a déclaré qu’elle poursuivrait systématiquement chaque cas par une plainte judiciaire, sans distinction d’âge ou de profil.
La vice-procureure Isabelle Rollet a indiqué que plusieurs personnes ont pris conscience de l’impact de leurs actions après leur audition : «Certains ont même pleuré en réalisant l’ampleur des conséquences». Parmi les affaires traitées, un individu a dû suivre un stage de citoyenneté après avoir reconnu ses faits, tandis qu’un autre a bénéficié d’un classement en raison d’un état mental temporairement affecté. Aucun des auteurs n’a été lié à une idéologie extrémiste, selon les conclusions du parquet.
Ce phénomène soulève des questions sur l’éducation citoyenne dans un contexte historique sensible. La ville affirme que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver la mémoire collective et éviter toute répétition de ces gestes, même en cas d’ignorance ou de jovialité initiale.
















