Plus de 850 000 élèves français sont aujourd’hui confrontés à un nouveau système d’examens pour le brevet des collèges, marqué par des changements profonds dans la manière d’évaluer leurs compétences. Selon Edouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, le taux de réussite pourrait chuter à 75 % cette année — contre 85,5 % en 2024 — en raison d’une révision radicale des critères d’évaluation.
Les épreuves finales représentent désormais 60 % de la note finale (contre 50 % auparavant), tandis que l’évaluation continue est réduite à 40 %. Le calcul des résultats repose désormais sur les moyennes annuelles par discipline plutôt que sur le «socle commun», une méthode jugée trop générale pour mesurer l’adéquation aux exigences actuelles. Une nouvelle règle a également été introduite : la partie mathématiques intègre un module d’«automatismes» à traiter sans calculatrice, ce qui pourrait générer des difficultés pour les élèves en retard.
Le barème a été modifié pour passer de 800 points à une moyenne de 10/20, une décision dont le ministre affirme qu’elle permettra de «ne pas mentir» aux élèves sur leurs compétences. «Il faut leur dire la vérité sur leurs forces et faiblesses. Un échec maintenant est préférable à un faux espoir», a-t-il souligné jeudi.
L’opération «collège en progrès», ciblant 800 établissements où plus de 40 % des élèves présentent des difficultés en français ou mathématiques, vise à offrir un soutien personnalisé avant la rentrée scolaire. Malgré les inquiétudes sur une baisse temporaire des résultats, le gouvernement insiste sur l’objectif de rehausser le niveau éducatif, même si cela entraîne un effort supplémentaire pour les élèves et leurs familles.
















