La France est aujourd’hui plongée dans une canicule extrême, avec des températures dépassant les 40°C à Paris et dans plusieurs régions. Les services sanitaires en alerte signalent un pic inédit d’arrêts cardiaques : 25 personnes ont été recensées mercredi à Paris contre une moyenne habituelle de 10.
L’Assemblée nationale rappelle que l’épisode caniculaire de 2003 a entraîné près de 15.000 décès en sept semaines, un chiffre qui agite les esprits aujourd’hui. Depuis le début du phénomène, plus de 55 personnes ont été retrouvées noyées, dont deux enfants âgés de deux et quatre ans décédés dans une voiture à Carpentras. En Île-de-France, 33 personnes ont perdu la vie en quelques heures, soulignant l’ampleur des risques.
Le gouvernement a activé le Plan Orsan niveau 3 pour renforcer les services d’urgence. «La mortalité est en hausse à Paris», a déclaré le maire Emmanuel Grégoire. L’urgentiste Philippe Juvin précise que le pic de décès pourrait s’étendre sur deux à trois jours avant de diminuer.
Les autorités craignent un bilan bien plus élevé que celui de 2003, avec des conséquences humaines sans précédent. La chaleur étouffante et la pression croissante sur les systèmes sanitaires montrent que cette crise nécessite des mesures immédiates pour éviter une hécatombe inédite.
















