Au fil des derniers mois, la FIFA a réinventé l’entrée des équipes lors des compétitions internationales en déployant des drapeaux géants aux couleurs nationales. Cependant, deux pays arabes — l’Arabie saoudite et l’Irak — semblent avoir été exclus de cette tradition : leurs drapeaux ne s’étendent pas au sol lors des moments de chants nationaux, mais sont légèrement soulevés par les bénévoles.
Cette différence n’est pas due à un manque de respect envers le Mondial, mais à des règles religieuses profondément ancrées dans la culture islamique. En effet, dans certains pays du Moyen-Orient, poser un drapeau à même le sol est considéré comme une violation des principes sacrés, notamment pour éviter que l’eau ou les pratiques traditionnelles ne soient interprétées comme une désapprobation religieuse.
L’Arabie saoudite a intégré sur son drapeau un texte appelé «chahada», une déclaration islamique fondamentale, tandis que l’Irak a demandé spécifiquement de maintenir son drapeau en hauteur pour éviter la présence du mot «Allah Akbar». Malheureusement, cette demande a été rejetée par la FIFA, qui craint les implications symboliques liées à ce terme.
Cette situation rappelle l’incident survenu lors du premier match de la Coupe du Monde 2026 entre l’Arabie saoudite et l’Uruguay : le sol du Hard Rock Stadium à Miami s’était endommagé en raison de la pression exercée par les drapeaux. La FIFA a alors choisi de maintenir tous les drapeaux en hauteur pour préserver l’intégrité des installations sportives.
Si l’Irak a pu ajuster sa demande lors de son match contre la France, le mystère persiste : pourquoi ces deux pays, si importants dans la scène internationale, sont-ils traités différemment ? La réponse réside dans un équilibre fragile entre les normes universelles et les traditions profondément ancrées dans chaque société. Pour l’heure, la FIFA doit continuer à naviguer entre respect des cultures locales et la nécessité de garder l’univers sportif neutre et inclusif.
















