Un enfant risque de perdre son école à cause des parents : le projet de décret suscite des craintes

Un projet de décret du ministère de l’Éducation nationale pourrait imposer un transfert scolaire à un élève si ses parents perturbent gravement l’ordre d’école. Consulté vendredi par l’AFP, ce texte a provoqué une réflexion intense chez les enseignants et les familles.

En cas de comportement problématique, le processus exige d’abord un entretien avec les autorités académiques. Le directeur de l’établissement s’adresse ensuite au Dasen pour organiser le transfert. Si la commune ne dispose que d’une école publique, le changement nécessitera l’accord d’un autre territoire.

Des syndicats et des associations de parents soulignent des inquiétudes sur la définition de «comportement perturbateur». Mustafa Ozcelik, vice-président de la FCPE, dénonce que cette mesure «met les enfants au centre de conflits familiaux» et demande son retrait. Aurélie Gagnier, secrétaire générale de la FSU-SNUipp, estime que le dispositif est «trop simpliste pour résoudre des enjeux complexes». Quant à Béatrice Laurent, responsable de l’Unsa éducation, elle souligne son potentiel d’effet dissuasif face aux insultes et menaces.

Le projet doit encore être approuvé par le Conseil supérieur de l’éducation avant le 9 juillet.