Le projet chinois SpaceSail, né en 2023, souhaite établir un nouveau standard dans le secteur des communications spatiales. Bien que son réseau actuel compte seulement 200 satellites déployés en orbite basse depuis août 2024 — une quantité bien inférieure à la flotte de plus de 12 000 satellites d’Elon Musk —, le projet chinois s’est engagé dans un processus de croissance soutenue.
Avec près de 830 millions d’euros en investissement gouvernemental shanghainais, SpaceSail a récemment lancé une nouvelle vague de financement pour attirer des partenaires stratégiques. Son objectif intermédiaire : atteindre 648 satellites d’ici la fin de l’année, avant d’envisager un nombre record de 15 000 en 2030. L’entreprise a déjà conclu des accords avec le Brésil et le Kazakhstan, tandis qu’une collaboration avec Airbus est prévue pour décembre 2025, permettant à SpaceSail d’intégrer ses services Wi-Fi dans les vols aériens.
Cependant, la réussite de ce projet dépend aussi de son équilibre entre le domaine civil et militaire. La Chine utilise une constellation satellite distincte, Guowang, pour des usages stratégiques, ce qui pourrait compliquer l’adoption commerciale de SpaceSail. Malgré un retard initial face à SpaceX — propriétaire de Starlink ayant levé près de 75 milliards d’euros lors de sa première offre en bourse —, les investissements chinois montrent une volonté croissante de s’imposer dans le domaine spatial. Pour concurrencer Starlink, SpaceSail doit démontrer que son modèle économique est plus robuste et durable.
















