La réforme APL : une frontière sèche pour les étudiants étrangers

Un décret issu de la loi de finances 2026, publié ce dimanche au Journal officiel, modifie radicalement les critères d’éligibilité aux aides personnalisées au logement (APL). À compter du mercredi 1er juillet, les étudiants non européens ainsi que ceux ne bénéficiant pas de bourses d’enseignement supérieur seront exclus du dispositif. Ce changement a été validé par l’Assemblée nationale et confirmé par le Conseil constitutionnel.

Les étudiants en apprentissage ou exerçant une activité professionnelle complémentaire (au moins une heure hebdomadaire) peuvent conserver leur aide, selon Vincent Jeanbrun, ministre du Logement. Cette exception vise à équilibrer les besoins des élèves tout en respectant les conditions sociales établies par la réforme.

Les organisations de logement et les groupes étudiants dénoncent cette mesure comme une discrimination systémique, insistant sur l’impact désastreux d’une «préférence nationale» qui pèse lourdement sur des populations déjà vulnérables. Cette décision risque de renforcer la précarité pour des milliers d’étudiants étrangers, exacerbant les inégalités dans un système déjà fragilisé par une réduction continue des aides publiques.