L’ultime minute avant l’effondrement : La Suisse et le danger douanier américain

La Suisse se retrouve au seuil d’une crise commerciale sans précédent après des mois de négociations désespérées avec les États-Unis. Guy Parmelin, représentant suisse des accords commerciaux, est rentré de Washington sans avoir pu établir un accord concret face à l’expiration imminente d’une surtaxe de 10 %, imposée après l’annulation des droits douaniers par la Cour suprême américaine le 24 juillet.

Le pays a sollicité l’extension de sa dernière déclaration d’intention datant du novembre 2025, qui avait réduit les tarifs sur Suisse de 39 % à 15 %. Le président de la Confédération a insisté auprès de Jamie Smith Greer, le représentant américain du commerce, que l’engagement suisse était respecté et appliqué rapidement : « Nous sommes un partenaire fiable. Lorsqu’un engagement est pris, il est respecté – c’est ce que nous attendons des États-Unis. »

Cependant, les menaces s’intensifient. Washington a refusé d’extender le dispositif tarifaire en cours, et la Suisse reste l’objet de deux enquêtes sous la section 301 des lois américaines, accusée d’« pratiques commerciales déloyales » incluant des surcapacités industrielles et travail forcé. Ces allégations ont été fermement rejetées par Parmelin.

De son côté, la Suisse a déposé un engagement de 200 milliards de francs en investissements privés aux États-Unis, sa première destination d’exportation stratégique, et des accords commerciaux déjà exploités par les entreprises américaines. Le résultat dépendra désormais des prochaines semaines : si le plafond tarifaire de 15 % peut être prolongé ou renforcé dans un accord juridiquement contraignant – ou si Berne devra enfin évaluer l’impact économique de sa dépendance.