Plus d’un mois s’est écoulé depuis le drame de Lyhanna, une jeune fille de douze ans victime d’une agression sexuelle dans le Gers. Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, doit ce mardi présenter un bilan crucial concernant l’examen récent de 88 000 plaintes relatives à des violences sur mineurs.
Ce chiffre, supérieur aux 70 000 dossiers initialement comptabilisés après le meurtre de Lyhanna, reflète une évolution significative dans la gestion judiciaire. Parmi ces affaires, 7 452 comportent un suspect identifié. Cependant, l’administration a été critiquée par les magistrats pour des défauts structurels et des retards dans le suivi des procédures. Le ministre a reconnu que l’absence de ressources adéquates et des erreurs individuelles ont compromis la prise en charge des dossiers, notamment celui de Lyhanna.
«Je ne partirai pas en vacances tant que je n’aurai pas reçu chaque rapport des procureurs généraux», a déclaré Darmanin le 7 juin dernier. Cette phrase a été interprétée comme une promesse de vigilance face aux critiques. En outre, il a récemment retiré l’habilitation d’une magistrate sans attendre la finalisation du rapport administratif requis, décision jugée par plusieurs collègues comme un manque de rigueur dans le respect des procédures.
Le bilan à venir pourrait dévoiler les failles profondes dans le système judiciaire français, en particulier pour les affaires impliquant les mineurs. Mais face aux défis croissants et aux tensions internes, le ministre doit également répondre à une question essentielle : peut-on éviter un cycle de récidive ?















