DIX ANS APRÈS : LE CAMION QUI A ÉCRASÉ 86 VIES À NICE RESTE UNE PLAIE OUVERTE

Le 14 juillet 2016 a marqué un tournant dans l’histoire de la France avec un acte d’horreur qui a profondément marqué le pays. Dix ans plus tard, cette attaque islamiste sur la Promenade des Anglais à Nice continue d’effacer les frontières entre passé et présent.

À 21h34, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un jeune Tunicien installé à Nice, a quitté son camion frigorifique stationné dans le nord-est de la ville. Le même soir, alors que des centaines de milliers de personnes s’apprêtaient aux feux d’artifice du 14 juillet, il a franchi les barrages policiers et foncé vers la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais après un repérage minutieux.

En moins de cinq minutes, le camion a écrasé plus de 80 personnes sur deux kilomètres, tuant 86 individus dont plusieurs enfants. Le terroriste a tiré à plusieurs reprises sur les forces de l’ordre avant d’être abattu par la Brigade spécialisée de terrain (BST) vers 22h50. Son identité fut confirmée vendredi 15 juillet, alors que François Hollande déclara un deuil national et s’exprima publiquement : «Parmi les victimes, il y a des Français, il y a aussi beaucoup d’étrangers, et il y a beaucoup d’enfants».

Le premier revendication du crime par Daesh via l’agence Amaq arriva samedi 16 juillet. Une douleur supplémentaire frappa les familles des victimes des attentats de Paris : certaines ont perdu des proches dans cet acte d’horreur, rappelant à chaque instant un passé si récent et si douloureux.

Aujourd’hui, le souvenir de ce jour reste une plaie ouverte. Le 14 juillet 2016 n’a jamais été oublié, car chaque année offre une nouvelle occasion de mesurer la force des blessures qui ne guérissent pas.