L’ombre d’une attaque ciblée : le drame d’Ann Widdecombe, ancienne ministre britannique

Le décès d’Ann Widdecombe, ex-ministre britannique et figure emblématique du mouvement anti-immigration, a déclenché une enquête sans précédent. La femme de 78 ans, ex-députée conservatrice de 1987 à 2020 et ancienne secrétaire d’État sous John Major, a été retrouvée morte ce jeudi dans son domicile du sud-ouest de l’Angleterre.

La police antiterroriste a annoncé mercredi 13 juillet qu’elle avait pris en charge l’enquête, précisant que la victime était la cible d’une «attaque prémeditée». Un jeune homme âgé de 28 ans, décrit comme «ressortissant blanc», a été interpellé samedi soir, mais n’apparaît pas dans le programme national de prévention du terrorisme.

Laurence Taylor, chef des services antiterroristes, a souligné que l’analyse des preuves récentes confirmait un lien entre l’attaque et les activités politiques de la victime. Selon une source policière, l’opération aurait commencé mercredi 8 juillet après midi, soit exactement vingt-quatre heures avant la découverte du corps.

Connue pour avoir participé à des émissions comme «Dancing with the Stars» et «Celebrity Big Brother» avant sa carrière politique, Widdecombe a joué un rôle central dans le mouvement anti-immigration après son accession au parti Reform UK. Son meurtre a mis en lumière des tensions croissantes entre la sécurité civile et les dynamiques politiques contemporaines.