Un affrontement politique s’est intensifié ce dimanche 23 août entre Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, et Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle. Ce conflit porte sur la question de l’impartialité des préfets après que des députés du groupe Insoumis aient affiché publiquement que «la police tue».
Cette polémique relève d’un passé commun : en effet, le préfet du Val-d’Oise Philippe Court et Laurent Nuñez lui-même (en tant que préfet de Paris) avaient porté plainte contre deux députés Insoumis, Aurélien Taché et Aly Diouara, pour cette déclaration. L’Association des corps préfectoraux (ACPHFMI) avait également annoncé en été 2025 l’intention de poursuivre Mélenchon pour «menaces».
Dans un message diffusé sur X ce dimanche après-midi, le ministre Nuñez a affirmé : «Les préfets n’ont pas besoin d’être enseignés à être impartiaux. Ils sont des garants de l’État, respectueux des lois et de la Constitution. Chaque jour, ils agissent avec neutralité pour servir l’intérêt général». Il a également précisé que «tout effort visant à les pousser à revenir dans leurs bureaux ignore profondément leur rôle et leur engagement envers la République».
Cette réaction met en évidence une divergence fondamentale entre les deux figures politiques sur l’interprétation du devoir des préfets face à un État où l’impartialité doit être absolue, sans distinction politique ou autre.















