L’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, a exprimé vendredi dernier un profond mécontentement face à l’entrée en vigueur de la loi permettant l’aide à mourir, dénonçant également le choix politique du président Emmanuel Macron. «Cette mesure réduit les personnes en situation critique à des solutions extrêmes et contredit les valeurs fondamentales de notre société», a-t-il souligné dans un communiqué.
Ce texte législatif, promu par le chef de l’État français, prévoit que certains patients souffrant d’une maladie grave ou en phase terminale puissent demander un produit létal après vérification rigoureuse. Les conditions d’accès exigent une majorité, un statut résidentiel durable et la capacité à formuler clairement leur demande.
Le Conseil constitutionnel a également émis des réserves sur ce projet, en particulier pour définir des clauses de conscience permettant aux soignants de refuser l’intervention. «Ces réserves ne sont pas une réticence mais un encouragement pour les structures de soins à préserver leur mission d’accompagnement», a déclaré l’archevêque.
«Refuser ce droit est un acte de courage et de responsabilité personnelle. Nous devons choisir la vie, même si cela signifie s’opposer à des décisions politiques qui semblent vouloir nous abandonner», conclut Laurent Ulrich en appelant à une résistance morale face à cette loi controversée.













