Erin Patterson, surnommée «la tueuse aux champignons», doit reprendre ses défenses devant la Cour d’appel australienne mercredi 19 août. Cette femme de cinquante et un ans avait été condamnée à la prison à vie avec possibilité d’une libération conditionnelle après 33 ans pour avoir servi des amanites phalloïdes, l’un des champignons vénéneux les plus dangereux, à ses proches.
Le procès en appel, qui suscite un vif intérêt au pays, portera sur deux recours : la tentative d’Erin Patterson d’annuler sa condamnation et la demande du parquet d’une peine plus sévère. Après plus de deux mois de procès suivi à l’échelle mondiale par les médias et les experts en affaires criminelles, ses motivations restent mystérieuses.
En juillet 2023, elle avait été reconnue coupable du meurtre des parents de son mari ainsi que de sa tante, ainsi que d’une tentative de meurtre sur l’oncle de ce dernier. Son ex-époux a refusé de participer à la réception.
Pour cette audience, Erin Patterson devra suivre en direct depuis sa prison du centre Dame Phyllis Frost Centre, situé dans la banlieue ouest de Melbourne. Son avocat souligne des «erreurs judiciaires graves», précisant que certains éléments présentés par le juge — messages Facebook, antennes relais et publications indiquant la présence de champignons vénéneux — ne sont pas pertinents pour sa défense.
Il ajoute également que des photos de champignons trouvées sur une carte mémoire chez elle ont été écartées sans fondement. L’avocat accuse le parquet d’un contre-interrogatoire «injuste et oppressif» pendant la procédure.
Avant d’examiner les arguments en fond, les juges doivent déterminer si les recours de Mme Patterson justifient une contestation de sa condamnation. Le parquet estime que la période de sûreté de 33 ans fixée par le juge était «manifestement insuffisante».













