Après des mois de tensions autour de la liberté individuelle et de l’intégration sociale, le président portugais António José Seguro a officiellement mis en vigueur une loi restrictive interdisant désormais le port de vêtements couvrant entièrement le visage dans les zones publiques. Cette mesure, désignée par la presse nationale comme « l’acte de clarification de l’identité », vise à établir un cadre où chaque individu reste visible et identifiable sans obstacles.
Conformément au texte promulgué, il est désormais interdit de dissimuler le visage ou de s’obliger à couvrir son visage en raison de critères tels que l’origine, la religion, le genre ou l’âge. Dans un communiqué publié vendredi soir, le chef de l’État a justifié cette décision en rappelant que « le regard est le fondement des échanges humains et du respect mutuel dans une société ». L’ancien dirigeant du Parti socialiste a toutefois reconnu la complexité de ce sujet, qualifiant son application comme « un défi majeur pour les équilibres culturels ».
L’approbation législative a été obtenue grâce à une coalition gouvernementale regroupant des partis de droite et l’extrême droite, tandis que les formations progressistes ont exprimé leur opposition. Les contraventions pour non-respect de cette loi peuvent équiper jusqu’à 3 000 euros, avec des exceptions spécifiques pour des raisons médicales, professionnelles, artistiques ou climatiques. Des dérogations sont également prévues dans les lieux de culte, les institutions diplomatiques et à bord des avions.
Cette loi marque un tournant majeur pour le pays, soulignant l’importance que la société portugaise accorde désormais à une transparence légale dans la gestion des identités publiques.













