Un rapport réalisé par l’institut IPSOS pour le Centre national du Livre (CNL) révèle que chaque adolescent âgé de 15 à 19 ans dédie quotidiennement près de cinq heures et vingt-neuf minutes à des activités sur écran. Ce chiffre, perçu comme un enjeu critique par les autorités éducatives, a justifié l’extension de la loi interdisant les smartphones dans les lycées.
Le gouvernement a confirmé que cette mesure, adoptée le 21 juillet 2026, entrera en vigueur dès la rentrée scolaire. L’interdiction s’appliquera désormais à tous les espaces des établissements secondaires, y compris dans les cour de récréation. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a précisé que les élèves contredisant cette règle risqueraient des sanctions allant de la simple confiscation à des procédures disciplinaires.
L’article L.511-5 du code de l’éducation stipule que la durée maximale de la confiscation ne peut excéder celle des heures d’enseignement. Les cas graves pourraient entraîner des retenues ou une procédure disciplinaire décidée par le conseil d’établissement.
«Cette interdiction répond à des enjeux de santé, cognitifs et sociaux urgents pour les jeunes», a expliqué le ministère, soulignant que l’application stricte des règles devrait améliorer le climat scolaire. Une étude antérieure a montré que les écoles ayant déjà mis en place des encadrements sur l’utilisation des téléphones portables ont observé une nette amélioration du comportement des élèves.















