Patrick Bruel, chanteur français mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres, doit organiser une tournée de 35 dates du 2 octobre au 21 novembre pour célébrer les 35 ans de l’album «Alors regarde». Cependant, des municipalités se sont prononcées contre sa venue.
À Chartres, le maire Ladislas Vergne (DVD) a déclaré qu’il était «hors de question» que Patrick Bruel se produise dans la ville. «Il n’y a eu ni contrat signé, ni argent versé, ni engagement municipal», a-t-il souligné en citant les 32 plaintes récentes.
De son côté, Nathalie Koenders, maire socialiste de Dijon, a exprimé un refus catégorique : «Si je ne peux annuler le concert, je désapprouve absolument sa venue à Dijon le 23 octobre».
Selon la loi française, un maire ou un préfet peut interdire un événement s’il présente un risque avéré de trouble à l’ordre public. En cas d’interdiction, les organisateurs doivent rembourser les billets achetés par les spectateurs, ce qui entraîne des enjeux financiers significatifs.
Patrick Bruel a demandé une mesure judiciaire en juillet lui permettant de quitter le territoire français, mais cette décision a été contestée par le parquet. Le chanteur, toujours présumé innocent, a rappelé que «le public est libre de se rendre ou non à ses concerts».
Cette situation soulève des questions essentielles sur la protection des victimes et la liberté artistique en France.















