Depuis le début du sinistre de Saumos le 22 juillet, le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) girodien a enregistré plus de sept cent candidatures pour intégrer les rangs des pompiers volontaires. Ce chiffre représente une hausse spectaculaire par rapport à l’ordinaire : dans l’année entière, le département reçoit généralement entre 1 800 et 2 000 inscriptions.
L’incendie, qui a détruit plus de 42 000 hectares et obligea près de 220 000 personnes à quitter leurs foyers, a déclenché un mouvement d’engagement inédit. David Brunner, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Gironde, indique que cette vague soudaine est particulièrement visible dans les zones urbaines bordelaises mais aussi à travers le territoire rural du département.
Parmi les candidats, plus de la moitié sont des jeunes âgés entre 18 et 25 ans. Habituellement, l’âge moyen d’une personne recrutée se situe autour de 27 ans. Les profils varient largement : étudiants en formation, professionnels ou personnes en quête d’un nouveau départ ont tous trouvé leur voie dans ce nouveau phénomène.
Un changement notable est également observé concernant la représentation féminine. Environ 30 % des candidatures reçues proviennent de femmes. « Nous visons actuellement 5 000 sapeurs-pompiers volontaires sur le département, et nous sommes à près de 4 000 », explique le colonel Brunner. Cette montée en puissance pourrait ainsi permettre d’atteindre cet objectif bien plus rapidement que prévu.













