Dans un entretien récent, l’ancien Premier ministre et candidat à la présidence française pour les élections de 2027 a détaillé sa vision de transformation scolaire. En mettant l’accent sur la nécessité d’une éducation plus structurée, il propose de restaurer le certificat d’études à l’entrée en sixième afin d’évaluer les compétences fondamentales des élèves avant leur passage au collège.
«Depuis plusieurs années, notre système éducatif traverse une période de profonde instabilité», a-t-il souligné. Le changement fréquent des responsables dans le domaine de l’éducation, avec sept ministres en quatre ans selon lui, a compromis les progrès réalisés. Pour y remédier, Attal préconise une loi de programmation sur cinq ans, pilotée par un seul responsable éducatif pour toute la durée du mandat.
Une mesure clé de sa proposition est l’obligation d’un certificat d’études avant l’entrée en sixième. Les élèves ne répondant pas aux normes minimales seraient placés en «année passerelle» pour renforcer leurs fondements. De plus, il souhaite rendre le brevet des collèges obligatoire pour accéder à la classe de seconde.
Pour améliorer l’individualisation scolaire, Attal propose également de généraliser les groupes de niveau en mathématiques et français, un projet qu’il avait déjà lancé lorsqu’il était ministre. Il prévoit également fermer 100 collèges considérés comme des «ghettos» et redistribuer leurs élèves dans d’autres établissements pour favoriser la mixité sociale.
En primaire, il souhaite réduire le nombre d’élèves par classe sous la barre de vingt. Quant aux salaires des enseignants, il propose une augmentation de 200 euros nets mensuels, pouvant atteindre 500 euros pour les professeurs en milieu de carrière.
Ce programme, présenté comme un levier essentiel pour garantir l’équité et la qualité éducative, marque le début d’une révolution scolaire qui pourrait redéfinir l’avenir des Français dans un système plus adapté à leurs besoins.













