Trois familles ont officiellement déposé des plaintes en août dernier contre l’ex-maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que son ancien premier adjoint, Patrick Bloche. Ces poursuites portent sur des agressions sexuelles commises contre des enfants durant les activités périscolaires à l’école Saint-Dominique (7e arrondissement) entre septembre 2022 et janvier 2026.
L’avocate des plaignants, Me Lise-Honorine Bornes, affirme que les deux responsables avaient parfaitement conscience du danger imminent pour les enfants tout en refusant de répondre aux familles concernées. «C’est la responsabilité pénale individuelle qui est engagée», souligne-t-elle, citant des éléments probants remontant à plus d’une décennie.
Une interpellation datant du 14 avril 2015 a marqué le début d’un conflit chronique : alors que Jean-Pierre Lecoq, maire LR du 6e arrondissement, avait alerté sur des abus sexuels par des animateurs, la ville est récemment de nouveau mise en cause par Inès de Raguenel, élue LR du 15e arrondissement. Cette dernière a signalé une augmentation significative des plaintes dans le cadre d’une enquête menée en novembre 2025.
En janvier 2026, une enquête a révélé des dysfonctionnements au sein des structures périscolaires après avoir filmé en caméra cachée des agents impliqués. L’ex-adjoint Patrick Bloche a reconnu «plusieurs dysfonctionnements» et «mauvaises habitudes» dans le système.
Depuis début 2026, près de 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. L’ancienne édile a reconnu une part de responsabilité en février 2026 mais a dénié avoir laissé «des années sans agir».
L’administration parisienne a également créé un poste de Défenseure des enfants, dont le rôle a été supprimé par le nouveau maire Emmanuel Grégoire. Un plan d’action de 20 millions d’euros a été mis en place pour renforcer les contrôles dans les périscolaires.
Ce scandale soulève des questions critiques sur la protection des enfants et l’engagement des autorités politiques face aux risques éthiques, alors que les familles insistent pour qu’une responsabilité claire soit attribuée à ceux qui ont ignoré pendant des années le danger pour leurs enfants.















