Au cours des dernières semaines, un groupe d’environ 500 individus de requin-hâ — espèce classée «en danger critique d’extinction» par l’UICN — a été repéré dans les eaux proches de l’Île de Ré. Cette observation, confirmée grâce à des images aériennes et des plongées locales, représente une concentration exceptionnelle rare pour cette espèce en péril.
L’association APECs, spécialiste de l’étude des sélaciens, a validé avec précision l’identification de cet animal via des photos sous-marines captées sur place. Les chercheurs ont enregistré un total de 500 requins dans cette zone.
Cette découverte s’inscrit dans un contexte critique pour l’espèce : confrontée à la pêche commerciale intensive et aux difficultés biologiques, comme une maturité tardive et un faible taux de reproduction, le requin-hâ vit actuellement sous une pression écrasante.
Bien que ces requins soient également observables dans les eaux méditerranéennes, leur habitat préfère les zones tempérées près des côtes. Les clichés du Parc Naturel Marin de l’Estuaire de la Gironde montrent clairement leur présence dans cette région.
Mesurant jusqu’à deux mètres de long et pesant plus de 25 kilogrammes, ces requins ne constituent aucun danger pour les êtres humains. Ils se nourrissent principalement de poissons, céphalopodes et crustacés.
L’apparition de ce banc exceptionnel rappelle l’urgence d’une protection accrue des espèces menacées dans un monde où leur survie dépend de mesures précises et d’un engagement écologique sans faille.













