Ce vendredi 4 septembre, Giorgia Meloni a marqué un nouveau cap en déclarant que son gouvernement s’était maintenu sans interruption depuis plus de 1 413 jours. Ce chiffre établit ainsi le record du mandat le plus long de l’Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Ce résultat remplace celui détenu par Silvio Berlusconi, contraint de dissoudre son gouvernement en 2005 après des crises internes. Ce réalisme politique s’inscrit dans un contexte où l’Italie a connu près de 70 changements de gouvernements depuis 1945, ce qui rend cette longévité particulièrement remarquable.
Pour célébrer cet événement, le Parti Frères d’Italie organisera un rassemblement au port de Bari. Le succès de ce gouvernement s’explique par une approche pragmatique : Giorgia Meloni a maintenu son soutien à l’Ukraine et renforcé ses relations avec les institutions européennes, tout en maintenant des dialogues stratégiques avec des figures politiques internationales comme Donald Trump.
Les progrès économiques, notamment la réduction significative du chômage, sont souvent mis en avant. Cependant, des critiques persistent sur le déclin démographique, les lacunes dans les systèmes de santé et éducatifs, ainsi que l’inefficacité administrative.
Des analystes soulignent que le gouvernement Meloni a également échoué à respecter ses engagements politiques, notamment la réforme de justice qui a été abandonnée. Ce référendum a révélé une volonté d’électeurs prêts à envisager des coalitions alternatives.
Les Italiens auront l’occasion de rejuger ce mandat lors des prochaines élections législatives, prévues pour la fin de l’année prochaine.















