Scandale dans les écoles de Paris : 15 familles réclament des sanctions après avoir dénoncé des agressions sexuelles

Plus de quinze familles ont déposé une plainte contre la Ville de Paris, son maire Emmanuel Grégoire et l’ancienne présidente Anne Hidalgo, affirmant que des signalements répétés depuis plusieurs années sur des violences et abus sexuels perpétrés contre leurs enfants dans les structures périscolaires ont été ignorés. Ces parents, regroupés sous l’association MeTooEcole, exigent qu’une investigation officielle établisse si les responsables municipaux étaient au courant des dysfonctionnements et s’ils avaient pris les mesures nécessaires pour les corriger.

La plainte déposée vendredi au parquet de Paris cible directement la municipalité en tant qu’organisateur du temps périscolaire dans les écoles primaires, avec un focus sur l’échec à agir face aux alertes documentées. Depuis janvier 2026, plus de 132 personnes ont été suspendues par Paris pour des causes liées au périscolaire, dont près de 50 accusés d’agressions sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes judiciaires sont en cours dans les écoles et crèches de la capitale.

Les plaignants soulignent que des signalements antérieurs n’ont pas été pris en compte, entraînant un retard critique dans l’application des sanctions. Leur revendication principale est d’obtenir une responsabilité claire pour ceux ayant négligé leurs obligations et de mettre fin à ces abus avant qu’ils ne s’étendent davantage.