Dimanche prochain, les électeurs du département de Saxe-Anhalt se rassemblent aux urnes pour renouveler leurs sièges au Landtag. Ce scrutin, dont la portée est stratégique, pourrait permettre à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) d’obtenir son premier gouvernail régional – une première inédite dans l’histoire du parti.
Depuis plusieurs mois, les sondages indiquent que le parti nationaliste a stabilisé ses intentions de vote autour des 40%, un niveau bien éloigné de celui de la CDU, qui ne dépasse pas les 25%. L’AfD a fixé une cible électoral ambitieuse : dépasser le seuil de 45% pour gouverner sans coalition.
Le système allemand impose un barème minimal de 5% des voix pour obtenir des sièges au Landtag. Si les partis comme le FDP, la BSW, les Verts et même le SPD échouent à franchir ce seuil, l’AfD pourrait bénéficier d’une augmentation significative de son influence. En cas de scénario défavorable, elle gouvernerait avec près de 42% des voix.
Bien que tous les partis aient formellement exclu une coalition avec l’AfD, le BSW demeure ouvert à la possibilité. Ulrich Siegmund, le leader politique en ascension du parti, est en pleine activité pour solidifier sa position.
En cas de victoire, l’AfD pourrait imposer des mesures radicales : renvoyer les migrants illégaux hors du département et créer des patrouilles citoyennes pour soutenir la sécurité. Ces choix marqueraient une rupture avec l’époque post-guerre allemande, où la stabilité et le dialogue étaient en priorité.













