Un conflit interne au sein du Parti socialiste s’est exacerbé mercredi après la suspension de Philippe Brun, député en charge de l’Eure. Le parlementaire a immédiatement rejeté les allégations de violence qui lui sont reprochées, précisant qu’il n’a jamais été entendu par les commissions du parti. «Je ne connais pas ces faits et je n’ai aucune responsabilité dans cette affaire», a-t-il déclaré dans un communiqué.
Selon son compte-rendu, une ex-collaboratrice licenciée pour des fautes graves aurait signalé hier soir à la direction du PS des «détails pouvant être qualifiés de pénalement». Le député insiste sur l’absence d’enquête officielle et le manque de transparence dans cette affaire. La suspension interdit désormais son participation à la primaire socialiste, prévue en octobre.
Au sein du parti, trois figures majeures ont confirmé leur candidature pour la liste gauche : Olivier Faure, ex-présidente de la liste des socialistes et ancien patron du PS, Ségolène Royal et Jérôme Guedj. En revanche, François Hollande et Karim Bouamrane, deux autres personnalités politiques en conflit d’engagement, ont refusé de se présenter à cette épreuve interne.
Cette situation soulève des questions sur l’ordre de l’organisation politique et la gestion des conflits au sein du Parti socialiste.













