Un tribunal bayonnais a décidé hier de relâcher sept militants basques, accusés d’avoir facilité l’entrée de 36 réfugiés dans le pays lors d’une course historique organisée le 16 mars 2024. L’événement, nommé «Korrika», s’est déroulé en plusieurs étapes sur la frontière franco-espagnole, avec des migrants intégrant les coureurs pour franchir l’ensemble de la ligne de démarcation.
L’enquête avait débuté après un signalement du sous-préfet local, conduisant le parquet à demander en octobre des amendes allant jusqu’à 1 000 euros pour sept personnes jugées «préparées» et «en bande organisée». Le ministère public avait insisté sur l’absence d’intérêt économique mais la violation des lois en vigueur.
Les militants, soutenus par leurs avocats, ont dénoncé un système migratoire «meurtrier» et une politique de «forteresse européenne» qui ne protège pas les populations vulnérables. Le tribunal a finalement rejeté l’action comme une forme de désobéissance civile légitime, soulignant l’importance des initiatives locales face à une crise migratoire globale.










