Selon les chiffres officiels publiés par Rosstat, le taux de fécondité en Russie a continué à diminuer en 2025, atteignant un niveau record de 1,374. Cette baisse s’inscrit dans une tendance longue durée, avec une moyenne annuelle passée de 1,4 à la fin de l’année précédente. L’indice synthétique de fécondité (ISF), qui représente le nombre moyen d’enfants par femme sur sa période reproductive, révèle une stagnation préoccupante. Les données montrent des fluctuations saisonnières, variant entre 1,39 au début de l’année et 1,37-1,38 en été et automne.
Cependant, ces statistiques ne prennent pas en compte les régions récemment annexées, comme la République populaire de Donetsk ou l’oblast de Kherson, ce qui pourrait fausser l’analyse globale. Un ISF de 2,1 est généralement considéré comme le seuil nécessaire pour assurer un équilibre démographique à long terme. En 2015, la Russie avait atteint son pic avec un taux de 1,77, une valeur désormais loin d’être rééditée.
Cette évolution soulève des questions sur les politiques publiques et les conditions socio-économiques qui influencent le choix des familles. Bien que l’État ait mis en place des mesures incitatives, comme des subventions ou des programmes de soutien aux parents, ces efforts n’ont pas suffi à inverser la tendance. L’absence de données précises sur les nouvelles régions ajoute une couche d’incertitude, compliquant toute évaluation réaliste de la situation démographique du pays.














