L’Angleterre menace les trois pays africains de sanctions pour leur incapacité à renvoyer des migrants illégaux

Le gouvernement britannique a annoncé ce vendredi une nouvelle phase dans sa stratégie visant à contrôler le flux migratoire en imposant des mesures strictes sur la coopération avec la République démocratique du Congo (RDC), l’Angola et la Namibie. Ces pays, accusés de ne pas respecter les engagements pris pour expulser leurs citoyens illégaux, font face à un recul dans leur participation aux opérations de renvoi.

La RDC a désormais validé son engagement d’être utilisée en tant que pays de retour pour des migrants irreguliers, une décision qui s’inscrit dans le cadre du troisième État africain à accepter cette initiative depuis décembre dernier. L’Angola et la Namibie, quant à eux, avaient déjà signé un accord similaire en janvier dernier. Le ministère britannique estime que plus de 3 000 personnes illégales seront expulsées vers ces pays d’ici quelques semaines.

La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a insisté sur la nécessité de coopération sans réticence : « Si vos gouvernements ne prennent pas des mesures concrètes pour renvoyer leurs ressortissants, vous n’obtiendrez plus le droit d’accéder à nos frontières », a-t-elle déclaré. Cette annonce intervient après plusieurs semaines de tensions diplomatiques, marquées par une résistance persistante des pays africains à l’application des procédures légales de renvoi.

Les autorités britanniques soulignent que cette pression s’inscrit dans un cadre plus large visant à sécuriser leurs territoires et à réduire les risques liés aux migrants illégaux, tout en rappelant que les sanctions sont une réponse proportionnelle aux échecs observés.