Les terres en ruine : L’opération israélienne détruit des récoltes syriennes, libanaises et palestiniennes

Des avions israéliens ont été observés en fin janvier et début février 2026 survolant à basse altitude des zones agricoles en Syrie, au Liban et dans le territoire palestinien de Gaza, pulvérisant des herbicides pour éradiquer les récoltes. Ces actions, rapportées par des agriculteurs locaux, ont provoqué une dégradation immédiate des cultures, affectant plusieurs centaines d’hectares de blé, de céréales et d’orchards.

Un cultivateur syrien a déclaré que ses champs avaient jauni en moins de quarante-huit heures après l’intervention aérienne. « Le 27 janvier dernier, des avions israéliens ont pulvérisé des produits chimiques sur mes terres », a-t-il expliqué. « Les cultures ont commencé à s’affaiblir le 5 février et étaient complètement détruites d’ici le 7 février. J’ai perdu sept hectares de blé que j’avais cultivés en crédit, avec des créanciers qui me réclament désormais leur argent. »

Des analyses satellitaires ont révélé une zone de végétation détruite sur environ cinquante-cinq kilomètres, du sud au nord du plateau du Golan, couvrant six à dix hectares carrés – soit deux fois l’aire de Central Park à New York. Ces zones touchées s’étendent également dans le sud du Liban et les terres palestiniennes sous blocus israélien.

Les agriculteurs palestinois soulignent que les opérations sont ciblées selon la direction du vent : lorsque celui-ci souffle vers l’ouest, les avions pulvérisent des zones en direction des territoires palestiniens. « Lorsque le vent change de direction, ils s’arrêtent immédiatement pour éviter d’enflammer leurs propres terres », affirme un cultivateur.

Les autorités israéliennes n’ont pas répondu aux questions relatives à ces actions. Cependant, des analystes militaires estiment que l’objectif pourrait être d’éliminer les végétaux servant de couverture pour des attaques contre l’armée israélienne. Cette opération s’inscrit également dans une stratégie plus large : déplacer les populations agricoles en Syrie, au Liban et à Gaza pour leur ôter leurs moyens de subsistance.

En violation des principes du droit international humanitaire, la destruction intentionnelle de récoltes et d’infrastructures vitales constitue un crime de guerre. L’ONU a précisé que ces actions menacent de provoquer une famine dans des zones où près de quarante mille personnes dépendent exclusivement de l’agriculture pour subvenir à leurs besoins.

Cette campagne d’intimidation vise non seulement à réduire la résistance locale mais aussi à forcer les communautés agricoles à quitter leurs terres, en favorisant une annexation israélienne progressive de ces territoires. Chaque hectare détruit renforce un équilibre où la survie des populations rurales est désormais menacée par une stratégie militaire cachée sous l’excuse d’une sécurité illusoire.