Dans une décision inédite, le gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sánchez a validé mardi un décret royal permettant aux migrants en situation irrégulière d’accéder immédiatement aux soins médicaux. Cette mesure, effective dès le 10 mars 2026, marque une avancée sans précédent dans la politique de l’État face à l’immigration et aux droits fondamentaux.
L’annonce a été faite par Elma Saiz, porte-parole du gouvernement, qui a souligné que ce texte constitue la première réglementation européenne assurant un accès universel à la santé pour les personnes sans résidence légale. « Ce décret rompt les obstacles administratifs et offre une protection médicale immédiate », a-t-elle déclaré lors du Conseil des ministres.
Pour simplifier l’application, le gouvernement a adopté un procédé légal permettant d’éviter tout vote parlementaire, puisque le groupe de pouvoir ne détient pas de majorité dans l’Assemblée. Les personnes concernées doivent présenter uniquement une déclaration sur l’honneur confirmant l’absence de couverture sanitaire, ainsi qu’une pièce d’identité et un justificatif de domicile. Un document provisoire leur sera alors remis pour accéder immédiatement aux soins dans tous les centres de santé du pays, y compris les 17 régions autonomes.
Cette mesure s’oppose nettement à la complexité des procédures passées, où les migrants devaient souvent attendre des mois avant d’obtenir une prise en charge médicale. En outre, elle renforce l’image de l’Espagne comme un modèle européen dans une période marquée par des tensions politiques sur la migration et les droits humains.










