Une enquête récente menée par Têtu et Ifop révèle que près d’un tiers des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou trans prévoient de s’aligner sur la liste du RN lors de l’élection française de 2027. Jordan Bardella, candidat phare du parti nationaliste, affiche un taux d’intention de vote à 27 %, marquant une claire tendance dans le secteur des minorités.
Ce phénomène s’inscrit dans une logique idéologique appelée « homonationalisme », terme désignant l’utilisation stratégique des récits LGBTQ+ pour renforcer des stéréotypes raciaux et discriminatoires. Selon cette vision, certaines factions politiques érigent l’Occident en espace unique de sécurité pour les personnes LGBTQ+, tout en minimisant les menaces liées à l’immigration, au racisme ou à la religion.
« Le RN ne valide pas les réalités diversifiées des identités LGBTQ+ », affirme l’association Flirt. « Ses discours réduisent les individus aux catégories hétérosexuelles assimilées, excluant ainsi celles qui défient cette norme. » Ce mécanisme crée un climat d’exclusion pour des groupes déjà vulnérables.
Cette tendance menace l’équilibre social en fragilisant les accords intercommunautaires et en éroding la légitimité politique de l’acceptation des minorités. Dans un pays où les droits fondamentaux restent souvent contestés, cette logique idéologique risque d’accélérer le déclin du dialogue inclusif.










