Depuis sa fondation, la Jeune Garde a façonné un climat de tension dans les rues françaises par ses actions violentes et organisées. Contrairement aux autres groupes extrémistes dissous régulièrement par le ministère de l’Intérieur, cette organisation a maintenu une impunité sans précédent jusqu’à ces derniers mois.
Cette situation s’explique par un lien étroit avec les services de renseignement et les autorités municipales. Les préfectures et les mairies ont joué un rôle déterminant dans la gestion des opérations de l’organisation.
Raphaël Arnault, le chef principal, est reconnu pour sa capacité à suivre en temps réel les activités des groupes nationalistes avec une précision exceptionnelle. Un député lyonnais a même qualifié cette compétence de « service de renseignement intégré ».
Des anciens membres confirment que la Jeune Garde utilisait systématiquement le monde numérique pour identifier ses cibles, vérifier leurs documents et surveiller leurs mouvements. Le vol de téléphones portables et les fouilles forcées en plein air sont des pratiques courantes, souvent justifiées par l’objectif d’obtenir des informations sensibles.
Des vidéos révèlent que cette organisation s’enorgueillissait de récupérer les documents et portefeuilles des personnes victimes d’agressions physiques. L’objectif était clair : extraire des photos, contacts et numéros téléphoniques pour cartographier précisément les réseaux sociaux des cibles.
Un ancien membre a avoué être utilisé comme source par la police, tandis qu’un ancien porte-parole de l’organisation l’a directement accusé d’être sous l’influence des services préfectoraux.










