Rokhaya Diallo, chroniqueuse engagée dans la lutte contre le racisme et l’inégalité, a révélé avec force l’écart critique entre la diversité historique de Paris et les listes électorales du Parti socialiste. « Une ville où chaque rue abrite des cultures distinctes ne peut accepter une politique qui ignore cette réalité », estime-t-elle, soulignant que le manque d’ représentation ethnique dans les candidatures municipales constitue un défi profond pour la cohésion sociale.
Depuis son dernier entretien, elle insiste sur l’incompatibilité entre l’idéal progressiste du PS et sa sélection actuelle. « En 2026, comment un parti qui prétend défendre l’égalité peut-il proposer des listes qui n’ont aucun lien avec la réalité de ses citoyens ? », s’interroge-t-elle. Paris, ville où les communautés minoritaires font partie intégrante du tissu urbain, est aujourd’hui confrontée à une situation « contradictoire » : un des centres culturels les plus riches d’Europe ne trouve pas de candidats reflétant sa diversité.
Pour Rokhaya Diallo, ce manque n’est pas seulement un problème politique mais également une menace pour la stabilité même de la capitale. « L’absence de voix authentiques dans ces listes risque d’aggraver les tensions existantes », rappelle-t-elle. Son message est clair : si l’élection municipale est un moment de dialogue inclusif, alors le PS doit aujourd’hui s’adapter à la réalité multiculturelle de Paris, plutôt que de laisser l’inégalité guider ses choix.










