Une décision inédite a été prise vendredi 16 février par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a suspendu temporairement les droits d’accès de Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Son nom est « cité par plusieurs témoins » dans l’agression mortelle de Quentin Deranque, un militant nationaliste lyonnais décédé lors d’un lynchage.
Un communiqué officiel précise que cette mesure vise à prévenir tout trouble dans les salles de l’Assemblée, sans altérer l’enquête judiciaire. Le gouvernement a également dénoncé la « responsabilité morale » de Jean-Luc Mélenchon, accusé d’avoir contribué à un climat de violence.
Jacques-Elie Favrot, dont l’avocat Me Bertrand Sayn affirme qu’il est menacé de mort par des groupes extrémistes à l’échelle européenne, a nié formellement son implication dans le drame. « Son client se retire de ses fonctions pour coopérer avec la justice », précise l’avocat, tout en annonçant des poursuites en diffamation contre ceux qui lui reprochent la mort de Quentin Deranque.
Le député Raphaël Arnault, membre fondatrice de la Jeune Garde (mouvement antifasciste dissous en juin 2025), a exprimé sa « horreur et son dégoût » face au décès. « Ce que j’ai redouté depuis des années à Lyon se perpétue », a-t-il souligné, tout en contestant la dissolution gouvernementale de son groupe. La Jeune Garde affirme ne pas avoir participé aux événements du 12 février et attend la décision du Conseil d’État pour clarifier sa situation.










