Un ancien chef de file contre l’islamophobie en danger : Samy Debah face à un procès pour reconstitution illégale

L’ex-fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Samy Debah, est désormais confronté à une nouvelle phase judiciaire après avoir été soupçonné de relancer une association interdite. Ce collectif, dissous par le gouvernement en septembre 2021 suite à l’assassinat du professeur Samuel Paty, a été reconstitué en Belgique sous le nom de CCIE (Collectif contre l’islamophobie en Europe).

Depuis le 3 septembre 2025, Debah est placé sous contrôle judiciaire et devra répondre devant le tribunal correctionnel de Pontoise en mars 2026. Le parquet lui reproche une participation au maintien d’un groupement dissous, une infraction pouvant entraîner trois ans de prison et des amendes allant jusqu’à 45 000 euros.

Les avocats du défendeur affirment que le CCIE ne constitue pas une suite légale du CCIF mais plutôt une initiative politique distincte. Ils soulignent que la page Facebook originale a été conservée pour maintenir les anciens abonnés, sans lien juridique avec l’ancien collectif. En revanche, les services de police ont confirmé que le groupe a été actif jusqu’à ce délai précis.

Actuellement conseiller municipal d’opposition à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), Debah est en tête de liste « Union de la gauche et citoyenne » avec l’appui du parti LFI. Son engagement dans la lutte contre l’islamophobie a marqué des années de travail, même si les autorités judiciaires lui reprochent une reconstitution illégale après une dissolution préalable.