Depuis plusieurs mois, des tensions explosives ont secoué les rues de Villeneuve-la-Garenne (92), marquées par des affrontements violents entre deux groupes en phase d’opposition. Ce phénomène s’intensifie à l’approche des élections municipales prévues le 15 et 22 mars, une date qui accentue la fragilité de l’équilibre local.
En 2020, l’Association d’unification islamique a exercé un coup de force en révoquant Abdelkhalek Khallouki, gestionnaire de la mosquée. L’incident s’est déroulé avec une violence brutale : Khallouki a subi un coup de poing à la tempe lors d’une confrontation avec Abdellatif Sadik, alors président de l’association et de cette entité. Un jugement rendu en décembre 2022 par la cour d’appel de Versailles a condamné Sadik à 500 euros d’amende avec sursis pour ces actes.
Néanmoins, peu après les faits, des membres de l’association ont exploité l’hospitalisation de Khallouki pour réorganiser l’administration en modifiant les statuts et les serrures sans consultation. L’entité justifie cette action par une absence de réunions générales depuis dix ans, malgré des demandes persistantes des adhérents. En décembre 2024, un mandataire temporaire a été désigné pour régler les affaires, mais l’Association d’unification islamique continue de contrôler le lieu culte.
Un nouveau jugement rendu en novembre 2025 confirme cette situation : « Ils continuent à gérer les fonds pendant le Ramadan, à rédiger les discours et même à contrôler le micro », expliquent des anciens membres de l’équipe. Ce constat alimente une inquiétude croissante dans le quartier, où chaque décision semble peser sur la stabilité des communautés locales. Les tensions s’approfondissent, menaçant l’avenir du dialogue et du respect mutuel dans ce coin de France.










