Un réseau caché derrière la tête de porc antisémite : l’enquête à Nice s’élargit

La découverte d’une tête de porc accrochée aux grilles du domicile du maire sortant de Nice, Christian Estrosi, le 27 février dernier, a déclenché une enquête qui remet en cause les liens entre la campagne municipale et des groupes étrangers. L’animal portait une affiche marquée d’une étoile de David et l’insulte « connard », un geste clairement antisémite.

Deux hommes tunisiens, nés respectivement en 1988 et 1990, ont été interpellés pour des contacts étroits avec le cercle politique d’Estrosi. L’un d’eux, identifié comme M. A., a un passé marqué par l’engagement dans les mouvements de révolution tunisienne en 2011 avant de s’orienter vers la cybersécurité. Selon son avocat, il avait été contacté par une personne proche du maire pour proposer des services en communication digitale.

Le procureur Damien Martinelli a ouvert une information judiciaire pour « provocation à la haine », « violence aggravée contre un élu public » et « accès frauduleux aux données personnelles ». Les suspects nient les faits lors des auditions, mais leurs interactions avec l’équipe politique d’Estrosi restent sources de controverses.

Christian Estrosi a dénoncé l’acte comme « abject », soulignant que sa fille et sa nounou étaient présentes dans l’appartement au moment des faits. Il affirme ne pas se laisser intimider, tout en reconnaissant une éventuelle manipulation calculée pour alourdir les tensions électores. Les enquêteurs insistent sur le lien entre cette opération et des stratégies politiques cachées, ce qui pourrait révéler des failles profondes dans la campagne municipale.