Au seuil des élections municipales de 2026, la direction des Républicains (LR) a formalisé une position définitive concernant toute tentative d’alliance avec le Rassemblement national. Geoffroy Didier, secrétaire général du parti, a prévenu les candidats LR qui envisageraient de s’associer à l’extrême droite : tels choix entraîneraient des sanctions internes strictes.
Dans une interview récente, Geoffroy Didier a clarifié la posture du parti en soulignant qu’il n’appartient ni à la gauche radicale ni à la droite extrémiste. « Nous ne sommes pas des acteurs de l’extrême, mais des citoyens engagés dans un débat constructif », a-t-il insisté avant de réfuter les allégations persistantes : « Les hypothèses évoquées sur nos alliances restent sans fondement et ne correspondent à aucune réalité concrète. »
Cette position s’inscrit particulièrement dans le contexte parisien, où Rachida Dati, candidate LR arrivée deuxième au premier tour avec 25,46 % des suffrages, a été sollicitée par Sarah Knafo, candidate du RN. La dernière avait proposé une coalition pour le second tour, ce que Sylvain Maillard, porte-parole de la campagne de Rachida Dati, a fermement rejeté : « Il n’existe aucune possibilité d’alliance avec cette liste. »
Geoffroy Didier a ensuite précisé sa position en évoquant l’exemple de Sarah Knafo : « S’associer à des forces politiques liées aux néo-nazis au sein des institutions européennes est une ligne rouge qu’on ne peut franchir. » En revanche, Bruno Retailleau, président des Républicains, a adopté un ton plus large, appelant plutôt à un regroupement stratégique pour défendre les électeurs de droite contre la gauche ou le RN tout en affirmant que chaque citoyen reste libre de son choix.










