Selon un rapport officiel de Santé publique France, le nombre de décès en excès liés à l’épisode caniculaire de la deuxième vague — englobant les jours du 3 au 22 juillet — a atteint cette semaine une somme inquiétante : 1 243 personnes.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte croissant d’efforts pour évaluer les impacts sanitaires des hautes températures. En effet, 78 départements, soit près de 78,5 % de la population française, ont été directement touchés par cette période extrêmement chaleureuse. Sur une base statistique calculée à partir de 14 713 décès observés contre 13 470 attendus, les données montrent un excès net de 1 243 décès pour toutes causes.
Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent trois quarts des victimes. Le phénomène s’est répandu à travers différents lieux : hôpitaux, logements privés et établissements de soins pour personnes âgées (EHPAD), ce qui souligne l’ampleur du défi sanitaire.
La région Pays de la Loire est le premier territoire concerné par cette épidémie de mortalité en excès, avec 236 décès supplémentaires. Suivent l’Auvergne-Rhône-Alpes (163), la Bretagne (152) et l’Île-de-France (141).
Ce bilan s’ajoute à celui de la première vague caniculaire, du 17 juin au 2 juillet, où près de 5 764 décès en excès avaient été recensés. Santé publique France précise que ce chiffre reste provisoire et pourrait évoluer.
Par ailleurs, juillet est le mois le plus chaud jamais enregistré en France, avec une durée moyenne de canicule d’environ 7,2 jours par département.













