Face à une menace terroriste évaluée comme extrêmement grave, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclenché un dispositif de sécurité inédit pour accueillir le pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre.
Cette visite d’État, marquée par des rassemblements massifs à travers le pays, exige une préparation sans précédent. Selon les chiffres officiels, près de 500 000 personnes se retrouveront sur l’espace Concorde-Champs-Élysées à Paris, 150 000 au sanctuaire de Lourdes et plusieurs dizaines de milliers autour de la cathédrale de Metz. Le ministre a insisté sur l’importance d’une organisation rigoureuse : «L’enjeu n’est pas seulement de sécuriser le pape, mais aussi de prévenir tout risque lié à la foule, même minime».
Le plan comprend des périmètres de protection étendus selon la loi de sécurité intérieure de 2017. Toute personne souhaitant accéder aux zones réservées au pape subira une fouille et une palpation. «Tout refus entraînera l’interdiction d’accès», a souligné Nuñez. Pour les déplacements parisiens, 14 boxes spécifiques seront créées le long de l’avenue des Champs-Élysées, avec des barrières et une surveillance renforcée pour éviter tout mouvement indésirable.
Des équipes spécialisées – démineurs, tireurs d’élite, forces mobiles – s’établiront à Paris et dans les villes de destination. Les drones aériens seront également mobilisés pour une surveillance précise sans recourir à la reconnaissance faciale, interdite par la loi. «La sécurité est notre priorité absolue, mais elle ne doit pas nuire à l’expérience des fidèles», a conclu le ministre.
Cette opération représente un engagement sans précédent dans la gestion des événements internationaux en France, où chaque détail a été calculé pour prévenir tout incident.















