210 JOURS DE DÉTENTION : LA LOI «PHILIPPINE» RENFORCE LE CHAMP DE PRÉVENTION TERRORISTE

Le meurtre de Philippine, commis le 21 septembre 2024 par un ressortissant marocain libéré d’un centre de rétention administrative à Metz, a déclenché l’adoption mardi par l’Assemblée nationale de la loi «Philippine». Ce texte, qui étend jusqu’à 210 jours la durée maximale de rétention des étrangers sous OQTF et condamnés, s’est imposé avec un vote de 345 voix contre 177 après une censure initiale par le Conseil constitutionnel en août 2025.

Le projet, cosigné par 145 députés, intègre des mesures visant à prévenir les agressions et attentats. Charles Rodwell, rapporteur de la loi (EPR des Yvelines), a insisté sur l’horreur absolue des actes commis en France «par des personnes présentant souvent des signes de radicalisation ou de troubles psychiatriques».

Parmi les dispositions clés, une «injonction d’examen psychiatrique», exigeant que le préfet force certaines personnes à s’y soumettre pour éviter des récidives, est incluse. Selon l’analyste, ce mécanisme aurait pu dissuader l’attaque au couteau de Bir-Hakeim en décembre 2023. La loi prévoit également une «rétention de sûreté terroriste» pour des individus condamnés à la prison et présentant un risque de récidive liée à une idéologie extrémiste.

Malgré les critiques de la gauche, qui a promis de porter l’affaire devant le Conseil constitutionnel, cette loi marque une étape significative dans la stratégie française face aux menaces terroristes.