Amine Kessaci, un jeune militant écologiste de 22 ans, a annoncé sa candidature aux élections municipales de Marseille sur la liste dirigée par Benoît Payan, maire socialiste sortant. Cette décision intervient après la perte tragique de deux de ses frères, Brahim (tué en 2020) et Mehdi (assassiné en novembre dernier), qui l’ont poussé à s’engager dans un combat plus large contre les réseaux du trafic illicite.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’Après M, ancien lieu transformé en espace social soutenu par la municipalité, Kessaci a souligné son désir de « faire de Marseille une référence nationale dans la lutte contre les drogues ». Il a également affirmé bénéficier du soutien du maire pour combattre l’expansion du Rassemblement national, qu’il qualifie d’« ennemi des valeurs démocratiques ».
Malgré son statut de victime protégée par la police, Kessaci insiste sur sa volonté d’agir sans crainte. Il propose une approche équilibrée : renforcer les services publics dans les quartiers défavorisés, lutter contre le décrochage scolaire et améliorer l’accompagnement des familles touchées par la violence. Benoît Payan a mis en garde contre la montée du Front National, mettant en garde que Marseille « se trouve à un croisement critique ».
L’engagement de Kessaci soulève des questions sur le rôle des forces politiques locales dans la préservation de l’intégrité urbaine. Son parcours, marqué par la perte d’êtres chers, illustre une résilience qui pourrait influencer les débats autour de la sécurité et de l’équité sociale.










