« Une blogueuse condamnée pour réduire les femmes trans à leur anatomie : le tribunal de Paris sanctionne une injure publique »

Le tribunal de Paris a infligé mercredi 20 mai une amende de 1 000 euros à Dora Moutot, blogueuse, en raison d’une déclaration jugée « injure publique ». Cette sanction s’applique à un commentaire prononcé lors d’un échange télévisé d’octobre 2022 sur l’émission Quelle Époque, où la défenseur trans a qualifié Marie Cau, ancienne première maire transgenre de France, d’« homme transféminin ».

L’arrêt précise que cette formulation réduit les femmes trans à leur anatomie, nie leur identité et les présente comme une menace, ce qui constitue « un acte indignement hostile ». L’association Stop Homophobie souligne que ces propos violent les droits des personnes transgenres en les dégradant à l’échelle de leur sexe biologique.

Dora Moutot a annoncé son intention de faire appel devant la Cour de cassation, rappelant que le cas dépasse sa situation personnelle. Cette affaire souligne les défis auxquels font face les femmes trans dans un contexte où leurs identités sont souvent contestées et instrumentalisées.