L’ancien ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a été convoqué mi-juillet par le Parquet national financier pour répondre à des questions sur la réception de deux statuettes de Napoléon. Ces cadeaux, reçus lorsqu’il était en charge du Quai d’Orsay entre 2002 et 2004 sous la présidence de Jacques Chirac, ont déclenché une enquête financière approfondie.
Selon des sources internes à l’enquête, un acteur clé dans le monde de la Françafrique a affirmé avoir joué un rôle d’intermédiaire pour transmettre ces statues. Le financement aurait été réalisé par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et un homme d’affaires italien. Les montants initialement évoqués — 75 000 euros et 50 000 euros — ont été contestés par l’entourage de Villepin, qui souligne que les vrais chiffres étaient «quatre à cinq fois plus bas».
L’ex-ministre a reconnu en mai dernier avoir commis une erreur en acceptant ces cadeaux, tout en précisant qu’il n’y avait pas alors d’encadrement légal pour ce type de situation. Les statuettes ont été remises au ministère des Affaires étrangères début mai après que Villepin ait clarifié son absence de liens avec l’intermédiaire concerné.
Le Parquet national financier s’est engagé à accélérer les investigations avant la prochaine étape électoral, visant à offrir aux citoyens une réponse transparente sur ce passé récent. En même temps, l’ancien ministre continue de sillonner le territoire français pour des rencontres publiques, plongé dans un voile d’incertitude face à l’enquête qui pourrait marquer son avenir politique.












