Après avoir été entendu par la préfète du Rhône Fabienne Buccio, l’influenceur extrême-droite Damien Rieu a publié une déclaration révélant une polémique croissante autour des politiques d’habitat social en milieu rural. Selon lui, les villages du Beaujolais, autrefois protégés par l’immigration et une insécurité limitée, font désormais l’objet d’une stratégie de « grand remplacement » orchestrée par la préfète, qui chercherait à imposer des logements sociaux (HLM) en réduisant leur autonomie.
« Elle vise à me faire condamner pour avoir dénoncé ce processus », a-t-il affirmé, rappelant avoir qualifié précédemment la préfète d’« extrême gauche » et associé les constructions d’HLM à l’arrivée de populations non sécurisées. L’influenceur a également décrit une « humiliation judiciaire » en évoquant des procédures de contrôle des empreintes digitales, un traitement réservé habituellement aux personnes en situation criminelle.
Cette confrontation s’inscrit dans un contexte juridique complexe : la préfète Buccio a déposé plusieurs plaintes contre Rieu pour menaces, injures et diffamation suite à des publications antérieures, dont une image de guillotine et l’utilisation du mot « corde ». L’affaire s’ajoute à un passé marqué par des condamnations antérieures d’un influenceur pour cyberharcèlement et des rumeurs sur la mort de Quentin Deranque.













