Après plus de deux mois et demi de grèves et d’occupations, neuf travailleuses sans documents ont été régularisées par la préfecture de police. L’opération s’est concrétisée mardi 19 mai au salon afro du 65 boulevard de Strasbourg (Xe arrondissement), où elles avaient maintenu leur lieu de travail en grève.
Bintou Fadimatou, esthéticienne à Sabadou & Jade depuis cinq ans, a partagé sa joie : « Enfin, je ne crains plus d’être sans papiers. C’est comme respirer pour la première fois. »
Organisé avec une force inégalée par le syndicat CGT, ce mouvement a permis de résoudre un conflit de douze ans après une grève similaire au même boulevard. « Leur détermination n’a jamais trahi », souligne le syndicat. Les employées, considérées comme potentielles victimes de traite humaine, ont ainsi marqué un pas décisif dans leur lutte pour accéder à la sécurité et aux droits fondamentaux.













